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Corée du sud : bilan après un mois

13 mars 2019

J’ai quitté l’aéroport de Paris Charles-de-Gaulle le 11 février en fin de journée avec un aller simple et un visa d’un an. Je suis arrivée à Incheon International Airport, l’aéroport de Seoul, le 13 février en fin de journée. Lessivée. Si mon escale de 22h à Dubaï a été un plaisir, deux vols sans dormir, 8h de décalage horaire et l’hiver (sans parler tout de suite de la pollution) coréen ont eu raison de mon système ORL. Je suis tombée malade immédiatement. Après seulement quinze jours en Corée du Sud, j’ai pu me mettre à la recherche des branches internationales des hôpitaux de la capitale.

L’arrivée

Malgré l’excitation je n’ai pas fait grand chose de mes premiers jours. Je me suis beaucoup reposée et j’ai passé du temps à vadrouiller dans les environs de ma guesthouse. Pour celles et ceux à la recherche d’un endroit pour dormir, je ne peux que vous conseiller Y’s House. A quelques rues de Hongik Univ. Station, elle est à une dizaine de minutes d’Hongdae, l’un des quartiers les plus vivants de Seoul. Pour en savoir plus sur le lieu, rendez-vous à la fin de cet article. Je suis tombée progressivement de plus en plus malade, jusqu’à perdre totalement ma voix, appeler un médecin en France via vidéo après une soirée cauchemardesque et me résoudre à prendre rendez-vous à l’hôpital (juste pour avoir un médecin parlant un minimum anglais, je n’étais pas en train de mourir non plus). A force de cracher mes poumons, j’ai décidé de profiter du confort de ma guesthouse et de ne pas me forcer à sortir (en vrai, comme souvent mon corps a décidé pour moi), sauf pour faire des visites d’appartements. J’ai rattrapé mon retard sur quelques series et j’ai pu profiter du large catalogue de Netflix via mon tout nouveau VPN (adieu Netflix France). Il faisait aussi très froid à mon arrivée, il a un peu neig et globalement, le fait que je ne sois pas pressée par le temps à beaucoup joué. Si j’avais été en vacances la situation aurait été bien différente.

La recherche d’un lieu pour vivre

J’ai un visa valable 1 an, je peux rester sur le territoire coréen jusqu’au 12 février 2020. Enfin, en théorie, je n’ai pas encore ma carte de résidente, fingers crossed. Je compte revenir en France mi-décembre mais on en est encore loin. Or, peu importe le confort de certaines auberges, imaginer vivre plusieurs mois en dortoir ? Impossible pour moi. Je suis du genre à mettre mon téléphone dans mon casier verrouillé quand je vais prendre une douche, je déteste les affaires qui traînent de partout et il y a évidemment les allées et venues a toutes heures de la nuit. Bref, il me fallait un endroit pour 4 mois, la durée que je pense passer à Seoul. J’ai du trouver un logement à Paris, je pensais être préparée. J’en parlerai plus longuement dans un prochain article. Si au bout de mes quinze jours de recherche j’ai bien emménagé dans une sharehouse (une sorte de très grosse colocation), j’ai passé plusieurs soirs à déprimer après des visites plus horribles les unes que les autres. J’ai du abandonner mes standards européens et augmenter mon budget mais je suis dans un lieu qui me plaît.

L’ambiance

Seoul est une métropole de 25 millions d’habitants (dont 10 millions intra-muros) sur 605km² (Paris s’étale sur 105km²). Près de la moitié de la population coréenne vit ici. A à peine une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec son frère ennemi, Seoul est le siège de Samsung, de LG ou encore de Hyundai pour ne citer qu’eux. C’est une ville qui ne dort jamais, qui ne s’arrête jamais et surtout qui vous engloutit.

Du monde. Partout. Tout le temps. Difficile de s’élever au dessus de cette foule. Encore plus dur d’être une entité individuelle quand le poids de la société est aussi fort. Je ferai un article plus détaillé sur les habitudes et coutumes des coréens qui m’ont marqué depuis mon arrivée.

Le petit sentiment d’oppression est balancé par le plaisir d’explorer la ville. Seoul n’a pas l’histoire et le charme de Paris ou de Rome ni l’âme de New-York mais elle a son identité propre, entre tradition et technologie. Si elle a 2000 ans, la ville a été durement touchée lors de la Guerre de Corée en 1950. Seoul est colorée, contrastant avec le ciel souvent gris de pollution au-dessus de nos têtes, bruyante, vivante et, partout, intéressante. L’histoire se reflète dans le coeur de la ville avec les palais, les anciens murs protecteurs ou les quartiers composés de « hanok », ces maisons traditionnelles tandis que le futur se dessine dans les lignes de Dongdaemun Design Plaza ou au sommet des tours de Nansam et Lotte. Ce qui m’a marqué c’est que les nombreux lieux touristiques sont autant appréciés des étrangers que par les coréens. Alors que les Parisiens montent rarement en haut de l’Arc de Triomphe et ne lèvent plus la tete pour admirer la Tour Eiffel, les habitants de Seoul font la queue pour louer un hanbok, se promènent à Insadong et mangent la même street-food que les touristes à Myeongdong.

La nourriture

Justement, la nourriture. Pour ceux qui l’ignorent, je suis très difficile. Je ne mange rien venant de la mer, je n’aime pas particulièrement la viande, tout ce qui est vert est pratiquement directement mis à l’écart,… bref, je mange des pâtes, du riz, des frites et de la semoule à longueur d’année. C’est donc souvent une partie de mes voyages que je redoute. Pas de soucis quand je pars aux Etats-Unis ou en Italie mais à Cuba ou au Japon, il y a toujours une appréhension. Pareil, si je pars 2 semaines et que je mange n’importe quoi, pas de soucis, je marche toujours plus de 10km et c’est un temps limité. En Corée je ne peux pas me permettre de faire ça pendant un an. Globalement je trouve ça plus accessible qu’au Japon. Je reconnais souvent les ingredients et il y a moins de poisson caché dans les soupes et ramen. Par contre, c’est beaucoup trop épicé. Je vais m’habituer mais pour l’instant, je reste soigneusement éloignée d’une partie de la gastronomie. La street-food a beaucoup d’importance, dans chaque rue on trouve des petits stands qui vendent des spécialités. Petit conseil, soyez à jour sur vos vaccins d’hépatite et certains estomac pourraient ne pas apprécier, les standards d’hygiène étant beaucoup plus faibles qu’en France et il ne faut pas trop être regardant sur la propreté. Je n’ai pas encore été malade et je suis sûre que j’emmagasine plein d’anti-corps. Je reviendrai en photos sur la street-food plus longuement.

Globalement la nourriture coréenne n’est pas très chère mais la facture augmente rapidement lorsqu’on ajoute des produits « occidentaux » : 6€ les 250g de beurre, 7€ les 200g d’emmental, 3€ pour un pain au chocolat,… Mon plat préféré pâtes / beurre / gruyère / sauce tomate n’est pas vraiment bon marché ici. Heureusement que j’aime le riz et le poulet.

Vie sociale

Il est très facile de rencontrer et discuter avec d’autres étrangers mais la barrière de la langue est trop importante pour aborder les coréens (qui ne sont pas, de base, les personnes les plus ouvertes du monde). Je ne sais pas si je vais réussir à avoir des amis coréens, je vais essayer mais si les Coréens sont très respectueux et accueillants, créer des liens semble compliqué.

En résumé, je suis heureuse d’être à Seoul, il me reste 3 mois pour découvrir la capitale et j’ai hâte !


Y’s House : J’ai longtemps cherché le lieu où j’allais passer plus de quinze jours à mon arrivée. Le but était de trouver un logement pour le 1er mars, ce qui me laissait 16 jours à prospecter et 16 nuits dans l’auberge. Seoul ne manque pas de guesthouse, c’est même le problème inverse, le choix est tellement important que je ne savais pas quoi choisir. Mes critères étaient les suivants : un lit confortable, un prix abordable, pas plus de 8 personnes dans le dortoir, le petit déjeuner compris et une station de métro à proximité. Je n’avais pas choisi cette guesthouse au départ. Pendant plusieurs mois, mon choix s’est porté sur une autre guesthouse mais j’ai changé une semaine avant mon arrivée en Corée du sud. La raison tient un mot (enfin deux…) : purificateur d’air. A force de me renseigner sur la qualité de l’air, pouvoir passer mes nuits (et une partie de mes journées) dans un endroit m’assurant de pouvoir respirer à mon aise est devenu mon critère principal. Et c’est là que le choix a été compliqué. Peut-être qu’un certain nombre de guesthouse proposent des purificateurs, mais elles ne semblent pas le voir comme un argument de vente et je ne voyais jamais figurer « purificateur d’air » dans les équipements. J’ai passé quelques heures à scruter les photos des dortoirs en espérant en voir un… Et je suis tombé sur Y’s House. Parfait. La guesthouse est vraiment très sympa, à moins de 5 minutes de la sortie 3 de Hongik Univ. Station qui est une des stations de métro desservie par la ligne directe de l’aéroport. Parfait donc après un long voyage. La majorité du staff parle un anglais passable, assez pour communiquer. Le ménage est fait tous les jours et les lieux sont spacieux, que ce soit le dortoir ou la cuisine.
Après mon séjour au Japon il y a 2 ans, où j’ai cru me briser le dos chaque soir avec les matelas et futons asiatiques durs comme la pierre, il me fallait la certitude que les lits seraient confortables. En regardant les commentaires sur Booking.com, j’ai vu que les clients chinois, japonais et coréens se plaignaient régulièrement des lits, trop « soft », ce qui signifiait pour moi une bonne nuit de sommeil. Et clairement, j’aurais aimé amener un des matelas dans mon appartement actuel.
Dans les autres points positifs : le petit déjeuner est composé de pain, de beurre, de confiture de fraise, de céréales, de lait, de thé, de café, de jus de fruits et de ramyun, les ramen instantanés coréens. Parfait pour se caler pour une grande partie de la journée. La cuisine est fonctionnelle et il n’y a aucun souci à cuisiner soi-même si l’envie vous prend.
Des serviettes, du gel douche et du shampooing sont à disposition. La douche est séparée des toilettes et comme ces derniers, se trouve dans la chambre.
Bref, une excellente adresse qui ne coûte vraiment pas cher (j’ai payé 12€ par nuit en dortoir de 6 personnes, petit déjeuner inclus).

(Après relecture, non, je vous assure, ceci n’est pas sponsorisé)

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